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Biographie de Jean Jacques HERBULOT
dimanche 22 octobre 2006
par volubilis

Merci à l’AS Caravelle pour m’avoir autorisé la reproduction de ce document.

Charleville-Mézières, 29 mars 1909 - Blois, 22 juillet 1997

Quatre fois sélectionné olympique français : 1932, Los Angeles (Star) - 1936, Kiel (Yole olympique) -1948, Torquay (Firefly) -1956, Melbourne (5,50 M JI).

Etudes d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts. Service militaire dans l’aviation (lieutenant de réserve). C’est un hurluberlu que l’on caricature avec un petit nuage autour du cou.

Diplômé (architecte DPLG) en 1930, il se lance dans le métier, mais la période n’est pas favorable. C’est heureusement le début des exploits de Tramontane, son Star n° 686 : tout ce qu’il court, il le gagne... En France, en Hollande - ce sont les débuts des déplacements de bateaux sur remorque, derrière une voiture.

N’ayant pas d’argent, il fait ses voiles lui-même, avec l’aide d’Hélène qui deviendra son épouse. Et comme il gagne toujours, tout le monde en veut. Alors il en fait pour les autres. 1940 : Jean-Jacques entreprend de construire un bateau, avec des moyens dérisoires : planches qu’il va chercher en vélo, rabot à maquettes, outils de fortune. Ce sera le Dinghy de 4,50 m. Il crée aussi à cette époque l’Argonaute.

Fin de la guerre, retour à Paris, Jean-Jacques passe un concours de l’administration et devient architecte du 13ème arrondissement. Mais le bateau ne le quitte pas.

Il a retrouvé Tramontane et reprend les régates. Le Dinghy fait des adeptes. Philippe Viannay, séduit par l’Argonaute, vient lui demander de dessiner le Cotre des Glénans, puis le Vaurien (1951), et la Caravelle, comme prame de service pour le Centre Nautique des Glénan.

C’est le début d’une amitié et d’une collaboration durables, source de tous ces bateaux qui vont profiter des progrès accomplis par le contre-plaqué marine et les colles modernes, permettant aux constructeurs amateurs de maîtriser le bois moulé. Le Corsaire est le plus connu peut-être, mais il y aura aussi le Cap Hom et le Cap Corse, pour la construction amateur, la série des As (As de Trèfle, As de Cœur, As de Pique), le Flibustier, le Maraudeur, la Corvette, le Mousquetaire, le Mousquetaire Club, la Cavale, ... et puis des bateaux plus grands, la Frégate, la Brigantine, l’Arche, le Dogre, l’Etendard, le Gouverneur, l’Ambassadeur, la famille des Beaufort... J’en oublie beaucoup, puisqu’au total ils sont plus de 80.

C’est aussi la grande période des spinnakers à laizes diagonales multicolores, qui équipent par exemple le 12 M JI anglais Sceptre pour la Coupe de l’America, et tous les 5,50 M JI des Jeux de Melbourne : l’époque où « spinnaker » s’écrivait« herbulot ».

Ce sera encore l’aventure du Figaro, lancé par le journal, pour la construction amateur, et dont quelque 2000 plans seront vendus en trois ans.

Tous ces bateaux, tous ces petits frères que je retrouve aujourd’hui sur les plans d’eau, témoignent de la fécondité du crayon de Jean-Jacques Herbulot, de son sens de la mer et du vent, de son habileté à concevoir un bateau qui réponde parfaitement à un programme d’utilisation et de navigation.

Et le succès soutenu de la Caravelle, quelque cinquante ans après sa naissance, est la preuve que les bateaux dessinés par mon père conservent, bien après leur apparition, l’attrait et les qualités des créations durables : ce sont des bateaux que l’on aime.

Florence Herbulot

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